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    Un duo à trois 

    Une fois n'est pas coutume, petit billet d'humeur pour vous annoncer l'arrivée d'un nouveau membre au sein de Bleu Nuit : Léo Dubois rejoint notre univers boisé, muni de son cajon et de percussions en tout genre. Ami de toujours, guitariste soliste dans Asphalte (le groupe rock français de Jason), c'est tout naturellement que notre frère de cœur se mêle à l'aventure Bleu Nuit. Il sera d'ailleurs du concert du samedi 16 décembre 2017 au Magic Mirrors, et vous pouvez déjà faire connaissance avec lui dans ce teaser du Badaboum mini Festival (on n'a presque pas honte).


     

    Un agréable cadeau 

    Côté médias, grande première pour nous avec la lecture cadeau d'un article sur Bleu Nuit ! On doit cette envolée lyrique à l'excellent Guillaume DeLucena pour le site Alternative76. On y retrouve les vidéos acoustiques faites chez lui dans la banlieue Rouennaise (on vous en avait parlé ici). Étrange sentiment de découvrir comment quelqu'un d'extérieur à notre petit monde perçoit notre travail et nos choix. Chronique bienveillante, article étayé, merci monsieur DeLucena, ça ne nous était jamais arrivé. Ça n'arrivera d'ailleurs peut-être plus :-) alors on s'en délecte une minute ou deux, et on retourne vite répéter pour le samedi 16.

    Pour lire l'article, c'est ici.

    À tout bientôt sur les planches,

    Bleu Nuit.

    (Jason et Mickaël Feugray... et Léo Dubois !)

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    Badaboum Mini Festival, Bleu Nuit, Beer & Billards, Le havre, Jason Feugray, Mickael Feugray.

    Vendredi 13 octobre 2017, 19h30.
    Badaboum Mini Festival au Beer and Billards (Le Havre), Bleu Nuit en présence de Motema, RCCS et Maag III.

     

    Premier parfum de festival pour BLEU NUIT et première date sur nos bases, au Havre. On avait presque oublié ce que c'était, un festival : des groupes aux horizons multiples, le mélange des genres, pour des soirées dans tous les sens ! Ça décoiffait.

    Invités par le Badaboum Mini Festival tenu de main de maître par Pauline Le Rallic (présidente et chanteuse au sein du Collectif Jammin'), Amine Yackendzi (trésorier et chanteur au sein des Sound Drivers et de Back to Jazz), Nicolas Croutte (secrétaire et chanteur au sein du groupe Sticky Hands et du Collectif Jammin'), face à une telle ribambelle de maîtres-chanteurs donc, on n'a pas osé refuser, bien décidés à relancer notre public havrais et le mot ribambelle.

     

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    20H00. Dans l'enceinte confortable et giiiigantesque du "Beer and Billards" (pour un bar en centre-ville, c'est la grande classe), peuplée de la faune ambiante et des habitués du Badaboum, on a retrouvé amis proches et famille, ainsi qu'un type, persuadé qu'il nous connaissait archi bien, mais nous, moins. Jason Feugray, Bleu Nuit, folk, Badaboum mini festival, chanson française.Par contre, sa bière, là oui, on la connaissait drôlement bien, à tel point qu'on n'a pas hésité à refaire connaissance quand il a proposé de nous en payer une. On était frais et dispos pour la musique. Si bien qu'on s'est coltiné un nouveau meilleur ami d'enfance et une petite mine au lendemain du concert. La vie quoi...

    20H30000. Le concert a débuté. On croît. Y'a des photos pour en témoigner, ça aide. Mickael Feugray, Bleu Nuit, Badaboum mini festival, le havre, chanson française, folk.Nous, on n'se souvient pas de grand chose, juste de poésie, de Rince Cochon, de Kwak, de Rochefort 10, de Straffe Hendrik, la vie quoi.. 

    La pression était là, mais ambrée à souhait, on a fait notre truc comme on a pu, on a même versé dans l'impro totale, puis on s'est vite dépêché de laisser la place aux plus sobres.

     

    La world music de Motema nous a bluffé, on a sauté sur les riffs de RCCS et avec notre nouveau pote, on a improvisé des slows sur Maag III, le groupe qui fait boum dès les répètes (esprit rocker et looké comme il se doit, du hard-rock français comme on n'en fait plus). Que du bon, cette session.

     

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    On remet ça avec l'équipe du Badaboum le samedi 16 décembre à 19h00, au Magic Mirrors. Une autre belle soirée havraise à vivre, en compagnie de Roméo sans Juliette, Losanges, Back to Jaz, Toobab et OFS, rien que ça ! On a hâte d'y être, et de vous y voir !

    Bleu Nuit.

    (Jason et Mickaël Feugray)

    Merci à Amine du Badaboum pour les photos !

    Badaboum Mini Festival, Bleu Nuit, Beer & Billards, Le havre, Jason Feugray, Mickael Feugray.

    Entrée (pour le 16 décembre) : 8€ en prévente (en ligne, au Beer and Billard et à Musique Océane), 10€ sur place (4€ avec le CE de la Ville du Havre, Codah et CCAS, 5,60€ avec les CE de Total et Renault Sandouville). Deux Food Trucks seront présents sur place au choix (Crêpes/Galettes ou Burgers/Frites).

    Répertoire du soir : 01. Prendre le large / 02. On murmure dans la foule / 03 . On part à l'aveugle / 04. Faudra bien que ça tienne / 05. Jusqu'au bout / 06. Improvisation en lalala et ohého 07. Grain de sable / Ballade 08. Ailleurs 

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    Jason Feugray, Bleu Nuit, enregistrement, folk, chanson française.

     

    Carte de Kalamazoo (Michigan).pngAprès un atterrissage à Milwaukee et un détour par Chicago, période d'enregistrement pour Bleu Nuit au studio P de Kalamazoo (Michigan). Retour aux sources des sonorités folk. On s'en détache pourtant de ce son, on lui fait des infidélités, mais qu'il fait bon ondoyer en son berceau, entendre le bois sonner, au milieu des usines à six cordes, des luthiers à l'ancienne, des adeptes de la country et ses dérivés.

     

    10246245_10203052946798679_7659579469929991470_n.jpgC'est entouré des Grands Lacs qu'on a retrouvé notre fidèle Damien Lépine (Shadow's Breath, Les Havrais, Kåabalh, Orobas, Torture Throne), cowboy de la prise son et précieux compère de tous les combats. On lui doit toutes nos expériences passées, des moins glorieuses aux plus badines.

     

    Dans son studio devenu légendaire, on a posé nos étuis, humé l'ambiance et lancé ce qui nous tenait à coeur dans des préamp' à lampes, des amplis d'une autre époque et des micros à ruban. Puis on a appris l'humilité.

     

     

     

    Mickael Feugray, Bleu Nuit, chanson française, folk.Il ne suffit pas d'avoir des logiciels (on les a aussi), du matos et du houblon, il faut un peu plus, de l'acquis, de l'oreille et une bonne dose de sensibilité.

    Le tout sous emprise de produits bio, et là, ça devient stupéfiant.

    Des années que le bougre s'exerce, des centenaires qu'il aiguise ses cochlées, des millénaires qu'il nous apprivoise, aussi. C'est qu'on commence à se connaître à force de mûrir ensemble et partager les mêmes femmes...

     

     

     

    Jason Feugray, Bleu Nuit, folk, chanson française.L'objectif est simple, faire sonner l'ensemble en toute simplicité, dans l'épure, comme si l'on jouait live, dans nos salles obscures, donner l'impression qu'on est là, tout proche de l'auditeur. On façonne tout ça en artisans, comme il se doit, bien aidés par l'écrin du Damien. Et l'on n'est pas déçus du voyage. On reviendra l'ami, à Kalamazoo ou ailleurs, tant que tu nous accueilleras, avec ta chaleur unique et ta générosité infinie.

    Et quand tu n'en pourras plus de nos incrustes, tu pourras toujours venir à la maison, y'aura toujours une place pour toi et ta dulcinée (notre ex).

     

    Bleu Nuit.
    (Jason et Mickaël Feugray).

    Enregistrement chez Damien - collage Bleu Nuit.jpg

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    5 juillet 2017. Rencontre de Bleu Nuit avec Guillaume de Lucena qui tient le site citoyen Alternative76.fr.

     

    Alternative76, Bleu Nuit, Feugray, Guillaume de LucenaAlternative76.fr c'est le site participatif et 100% indépendant, sur la Seine-Maritime.

    Au programme: Art, nature et écologie, agenda des sorties, vie associative, bien manger, sorties, bons plans, vie locale et un coin enfants.

     

    On y trouve un peu de tout, des livres, des festivals, des fermes bio, mais également des artistes tels que Sylvain Barbaray ou H comme ArnoHLe genre de passerelles qui relient notre petite communauté folk naissante, par le fruit du hasard (ou d'inclinaisons communes, ose-t-on se dire). 

     

     Vidéos titres par titres (versions purement folk, guitare/voix, sans amplification, arrangées pour l'occasion.) :

    On murmure dans la foule qu’il y aurait peut-être / L’ombre d’une inquiétude, qu’on boucle le périmètre / On murmure dans la foule que les loups sont lâchés / Et se jouent des brebis, les babines alléchées / On murmure… on murmure… / On murmure dans la foule que notre terrain de jeu / Se fait l’antre du Diable et le foyer du feu / On murmure dans la foule que l’esprit des foutaises / Nous confine au silence, nous promet la fournaise / On murmure… on murmure… / On veut faire nous faire chanter, la la la la la… 
     On murmure dans la foule qu’on n’y succombera pas / Qu’on en a écumé / des chantages, basta ! / On murmure dans la foule du côté des Lumières / Qu’on restera debout, dressés bien droits et fiers /On murmure dans la foule qu’on grappille, qu’on grappille / Le sang-froid du côté de ceux qui ne sourcillent / On murmure dans la foule que les fous sont fâchés / Que nous sommes aliénés à chanter, à danser / On murmure dans la foule que vous nous aurez pas / Qu’on a plus des ressources, qu’on ne marche pas au pas / On murmure dans la foule qu’on aime l’obscurité / Non pas pour s’y vautrer, mais pour s’y révéler / On veut faire nous faire chanter, la la la la la… (Paroles & musique : Mickaël Feugray).

     

    On fait de ces rencontres dans la vie...

    Guillaume de Lucena... Moitié papa-poule, moitié altermondialiste, ce fut une découverte : un rat mort en guise de paillasson, table en palette de récupe, de la paille dans le salon, odeur de plantes illicites et décoctions maison, on est tombé au bon endroit ! On est dans le vrai. Dans l'authentique. Et un peu dans la bouse aussi, parce qu'on n'avait pas prévu les bottes...

     

    La bave sur toutes les lèvres / Mille voix qui s'élèvent / Chacun se croit au-dessus de la plèbe / L'un qui s'écoute / L'autre qui joue la déroute / D'aucuns se prennent pour la nouvelle graine / Les dissonances me mettent hors de moi / La différence n'est pas chose dont on se dispensera / A qui la faute ? Toujours à l'endroit de ceux qui campent l'opposition que l'on n'écoute pas / Le jeu des isoloirs, faudra bien que ça tienne / Acrobates et jongleurs notoires, faudra bien que ça tienne / La politique est illusoire, faudra bien que ça tienne / Des vies de scandale et pouvoir, et nous on laisse, faut que ça tienne / Dans les cités dortoirs, coûte que coûte faut que ça tienne / Des pâtes, un soir, deux soirs, trois soirs, t'es marrant toi, faut que ça tienne / Des gamins dans des dépotoirs, bizness facile, faut que ça tienne... / On va s'élever et s'émouvoir, vous allez voir ! Faut que ça tienne

    Et de l'autre côté du mouroir, évidemment faut que ça tienne / Patrouilles, descentes et pétoires, ça aussi faut que ça tienne / Y'a rien de facile pour nos flics, rentrés chez eux, faut que ça tienne / Devant leur femme, faut que ça tienne, face à leur fils, faut que ça tienne / Refrain / Les grèves, brûlots, brûloirs, faudra bien que ça prenne / Les barricades en exutoire, faudra bien que ça prenne / Rassemblements jubilatoires à la mémoire de nos déveines / L'insoumission, le rêve et l'espoir, faudra bien que ça prenne / On a toujours su monter au front, aux armes, aux armes, balivernes ! Il est temps de passer de l'oratoire aux actes, pour que ça prenne / L'émeute n'est pas une solution, faut pas s'tromper, faut pas de haine / Mais du cœur dans la rébellion pour crier nos chansons citoyennes (Paroles & musique : Mickaël Feugray)

     

    Un personnage, ce Guillaume. La caboche sur les épaules et des projets citoyens plein la besace, on peut dire qu’on a refait le monde en un après-midi. Tout y passé, que voulez-vous, quand le courant passe, ça bavasse facile :

    A. Politique, injustices, racisme, populisme, machisme, tous-les-trucs-en-isme,
    B. Manifestations, exclusion, dates de péremption, tous-les-trucs-en-ion,
    C. Ouverture des frontières, déboussolement des infirmières, boîtes à camembert,
    D. Poutine, Raspoutine, ABBA et glaces à l'italienne, on a tout évoqué.

    Il le fallait. C'était plus fort que nous. On était sur la même longueur d'ondes.

     

    La roue tourne, j'ai mal / Je pleure, je crache, je crie de rage / Je mâte le macadam / Encore loupé un virage / La roue tourne, j'ai mal / La roue tourne, j'ai mal / Résister / Comme un rejet de la loi du genre / Pas de dés pipés / Faîtes vos jeux, faîtes vos jeux, faîtes vos jeux / Indomptable comme un lion en cage / Qui se laisserait dépérir, dépérir, dépérir, dépérir / La roue tourne, j'ai mal / Je pleure, je crache, je crie de rage / Je mâte le macadam / Encore loupé un virage

    La roue tourne, j'ai mal / Je pleure, je crache, je crie de rage / Je mâte le macadam / Encore loupé un virage / Encore loupé / Bois mes larmes / Je fuis / Bois mes larmes / Ma pluie / Et j'en saigne de partout / Professeur à quatre sous / Terrer la violence / Terrer la violence / Terrer la vie, oh... / Elle est l'arme des marmots / Faîtes l'amour / Faîtes l'A (Choeurs, paroles & musique : Mickaël Feugray) (Chant & guitare : Jason Feugray)

     

    On a appris en plus, des tas de choses qu'il fait avec son association,
    1. comment colorer des t-shirts avec la menthe du jardin,
    2. comment cultiver la menthe du jardin,
    3. comment cultiver des t-shirts,
    4. comment goûter la bière locale qu'on vend (bon, ça, on savait un peu),
    5. comment exploiter les enfants qu'on pond :-)
    On est ressorti plus aiguillés et plus sereins.

    Alternative76, Bleu Nuit, Feugray, Guillaume de Lucena

    Et puis, on a joué un peu de musique aussi, entre des bandes dessinées et des bandes dessinées (autre passion commune). On s'y est senti bien chez Guigui, comme si on avait toujours habité là. Et s'il en reste un petit quelque chose, c'est certainement un bon souvenir, la promesse de se revoir, des vidéos live et un article à venir, je crois...

    Bleu Nuit.

     

    Encore un instant suspendu et fragile / Le sentiment glaçant d'être en dehors du monde / D'observer les vivants, les pensées vagabondes / Sans pouvoir rugir, rugir / Car ce n'est pas le moment, il faut raison garder / Faut se serrer les coudes, rester bien à côté / Attendre que ça passe, faire montre de patience / Et espérer / Et l'on sort en terrasse, on prend son café froid / Peu importe - dégueulasse - ni le goût ni l'endroit / Il faut tenir ensemble pour que tienne la vie / Il faut s'unir un peu, juste pour passer la nuit

    C'est la crainte du verdict, l'examen raturé / C'est l'hôpital qui joue à l'hôtel, au foyer / C'est l'attentat sauvage, c'est la veille d'un charnier / C'est le fil qui lâche, c'est la fin du merdier / Mais souris-moi encore / Comme si t'acceptais le sort / Ce qui n'achève pas revigore / Souris-moi encore / Jusqu'au bout / On ne renonce pas / On montre les dents / On s'accroche aux combats / Même perdus d'avance / Nous, on croit aux moulins / Nous, on veut en découdre / Nous, on se croit malin / On ira jusqu'au bout / Quitte à perdre nos rêves / A donner dans les grèves / N'attends pas qu'l'un d'nous crève / Pour que l'on se soulève / Jusqu'au bout du chemin / On n'se résigne en rien / Jusqu'au bout de nos forces / On ira jusqu'au bout (Paroles & musique : Mickaël Feugray)

     

     Session brute de décoffrage, sans effets ni retouches : 01. On murmure dans la foule 02. Faudra bien que ça tienne 03. L'arme des marmots 04. Jusqu'au bout (textes & musiques : Mickaël Feugray). Interprétés par Jason & Mickaël Feugray. Session faite le 05 juillet 2017 dans le home studio/salon d'alternative76.fr à Sotteville-Lès-Rouen, en une prise par morceau, avec micro d'ambiance Snowball Blue et vidéo avec appareil photo Canon EOS 1300D. © Tous droits réservés.

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    Bleu Nuit, Emporium Galorium, Jason Feugray, Mickael Feugray.

    Vendredi 18 août 2017, 21h30.

    Soirée folk à l'Emporium Galorium (Rouen), Bleu Nuit en présence de Sylvain Barbaray et Palikao.

     

    Si la moitié de Bleu Nuit savait à quoi s'attendre (Jason y ayant fait ses gammes avec Asphalte), toute l'autre moitié - pas moins de 50% du groupe - découvrait le lieu (bibi). Ambiance humide loin d'être grotesque dans cette cave digne de Lascaux II en visite audio. Très bien conçu pour un tour de chant, la grotte est indépendante du bar, l'accès libre. De la pierre et des voûtes, de la bière et des croûtes, un lieu tout à fait adapté à la musique folk, intimiste et vite chaleureux dès lors qu'une multitude de banquettes rouges en ornent l'espace public. On se serait cru chez Michel Drucker, un dimanche après-midi. Sauf qu'on était vendredi. Le soir. Et que le public sentait bon les galets chauds.

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    On ne pensait pas faire mouche en plein mois d'août, au lendemain de l'attentat barcelonais, mais le rassemblement - encore une fois - a eu lieu. Peut-être bien que c'est notre façon de vivre, à nous autres, sortir prendre un verre devant des musiciens, rencontrer du monde, bavasser un brin. Un public fourni a vite fourmillé au couchant du soleil, bienveillant et à l'écoute. Pas encore cette fois qu'on se plaindra. Pas encore cette fois qu'on se mettra au macramé ou au frisbee. Non. On garde les guitares en main. On s'épanche. Tous ensemble. On était proches, collés, collants, et ça nous va bien.

    Ainsi donc commence le résumé de la soirée. Longue soirée façon Inside Llewyn Davis des frères Coen.

     

    Sylvain Barbaray, Bleu Nuit, Feugray, Jason et Mickaël Feugray, Emporium Galorium.21h30. Sylvain Barbaray, barré et pas barbant pour un sou, ouvre le bal. Un mot vient rapidement à l'esprit pour qualifier le répertoire de Sylvain : sobriété. L'homme est pourtant à consommer sans modération. Une voix parlée grave très agréable aux cochlées, une voix psalmodiée plus haute, tantôt fragile, tantôt forte, tout en maîtrise et délicatesse, croyez-nous, le camarade sait chanter. Un contact avec le public lunaire et touchant, on lui paierait bien un verre... d'ailleurs, mon p'tit doigt me dit que l'individu serait encore dans les rues rouennaises, armé d'une Guild, donnant de sa personne pour qui veut bien pendant que Nümi veille sur lui (artiste féminine qu'on recroisera à coups sûrs).

     

    22h30. Palikao enchaîne. Quincy aux percussions, Alex tient les mots et la six cordes. Quatre auraient suffi, mais six, ça le fait :-) Des sonorités bretonnes, des chants de matelots, des évocations de matelas, ça envoie du lourd. Pas une chanson qui ne se ressemble, pas un riff recyclé, on explore le spectre de la musique dans son ensemble. Quincy enrobe tout ça de darbouka, de bongos, de congas avec une générosité infinie et un sens de l'impro visible. Une crème. Vous avez demandé une kora ? Il vous sort une kora sans sourciller. Vous avez demandé une chanson avec une kora ? Palikao, Bleu Nuit, Feugray, Jason et Mickaël Feugray, Emporium Galorium.Il intègre sa kora à la gratte d'Alex. Vous avez demandé un cours sur la kora ? Pas de soucis, l'homme n'est pas avare, on vous dit, et savant avec ça... étymologie, histoire et lutherie, on a découvert un groupe, un instrument et deux hommes fichtrement intéressants.

     

     

    23h30. Bleu Nuit en scène. A soirée spéciale, répertoire spécial ! On n'a fait QUE des reprises. Dix au total. Et pour couronner le tout, on les a toutes prises dans notre répertoire perso. Un sacré hommage à nos pommes, parce que personne d'autre ne voulait le faire :-p Ça avait l'apparence de Bleu Nuit, le goût et l'odeur. On refera.

    Mickael Feugray, Bleu Nuit, Emporium Galorium, chanson française, folk.On a reconnu des visages croisés au Gibier de Potence. Vous savez comme c'est, dans le tumulte de la soirée, on se croise, on se regarde, on met du temps à se remettre, on cogite, on s'agite, mais une fois les neurones en place, les connexions faites, quel bonheur pour nous ! Et même si l'on n'a pas eu l'esprit d'échanger un mot dans la bataille (on rangeait le matos, on boujoutait les copains, on multipliait les pains), ça nous a sacrément fait plaisir de reconnaître nos premières oreilles, nos premiers regards, nos premiers sourires, de fidéliser quelques âmes en quête de guitare/voix. Merci à vous, beaux inconnus, on se reverra, on s'appréhendera mieux encore, promis.

    Jason Feugray, Bleu Nuit, folk, chanson française.On a même identifié notre fidèle ArnoH de H comme ArnoH (jamais très loin) et le photographe Charl Lye qui signe nombre de photographies qui ornent ce journal, juste comme ça, par gentillesse et passion de la photographie. Merci à vous messieurs et à la prochaine avec plaisir.

     

     

    Notre petit monde vivote, se renforce, et tout cela fait des guili-guilis dans la tubulure.

     

    Bleu Nuit.
    (Jason et Mickaël Feugray).

    Bleu Nuit, Emporium Galorium, Jason Feugray, Mickael Feugray.

    ©rédits photos : Jason Feugray, Emilie Gerbron et Charl Lye.

    Répertoire : 01. Prendre le large / 02. On murmure dans la foule / 03 . On part à l'aveugle / 04. Si seul(s) / 05. Pourvu qu'on ne lâche rien / 06. L'amour selon Goémon / 07. Faudra bien que ça tienne / 08. L'arme des marmots / 09. Grain de sable / 10. Ballade

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    Groupe Bleu Nuit, Jason Feugray, Mickael Feugray, folk, chanson française, rouen, feugray, Gibier de Potence, 2017.

    Samedi 15 juillet 2017, 21h30.
     
    Soirée folk française à la rhumerie du Gibier de Potence (2), à l'affiche : Guillaume Altamira, H comme Arnoh et Bleu Nuit. Jason et Mickael Feugray.
     
    Il y avait pourtant Fort Boyard sur France 2, les lions, les mygales, la Boule, si si, avec Nelson Monfort et Magloire en plus, orchestré par le bel Olivier Minne, mais que voulez-vous, on a tenu bon, on a fait fi des boyards pour des aventures plus personnelles, on n'a peur de rien à notre âge, on est des fous, des oufs-malades, de vraies têtes brulées. On n'a pas regardé, mais on y a pensé.
     
    guillaume altamira.jpg21h30. Pour lancer la soirée, qui d'autre que l'empereur de la sieste du samedi ? Plus détendu encore que lors de notre premier partage de scène, plus ébouriffé aussi, plus en forme, plus en chemise, plus tout, Guillaume Altamira nous a offert un répertoire légèrement modifié, pensé pour l'occasion. Petites phrases bien trouvées entre les morceaux, ses présentations nous offrent un peu de sa personnalité taquine.
    Côté guitare, bon, bah Guillaume, c'est le pro quoi. Jamais une bourde, jamais une hésitation, la Rolls Royce de la chanson française. Johnny pense à lui pour la prochaine tournée (est-il besoin de préciser, le grand Johnny Patafeu, un ami, pour ceux qui connaissent). Et un Guillaume lancé, c'est un Guillaume qu'on n'arrête plus ! Passements de jambes, petits ponts, passes à l'aveugle, l'artiste a même réussi le pari fou de nous offrir deux versions différentes de sa chanson "La nuit" en moins d'une minute, sans qu'on ne s'ennuie le moins du monde de la redite ! Et l'on en voulait encore... ça, ça veut dire beaucoup...
     
    La transition entre les deux groupes est finement menée : Manu doigts de fée entre en scène, en mode percussions, se greffe sur Guillaume sans que la soirée ne dérape. Rythmique et folk, un cocktail détonant dans le bar pirate.
     
    20228644_660898947432221_7467710819774662157_n.jpgIl faut savoir deux choses :
    1. la boite en carton nommée "cajon" sur laquelle cet énergumène pose son séant est officiellement un instrument de musique, n'en déplaise aux esthètes des gammes et mélodies, il a touché son cachet comme tout le monde !
    2. cet homme possède un épiderme de princesse, un petit pois sous 24 matelas, et le voilà qui passe une nuit bleue. Alors, pensez, taper sur un cajon pendant une heure ! Imaginez les hématomes poussifs, les crevasses à venir, et la fin d'une sexualité onaniste pendant 15 jours au moins.
    Mais l'homme a de la ressource, l'homme a tenu, malgré l'humiliation d'être affublé d'un instrument sans notes, malgré la douleur et l'hémoglobine. Bravo pour l'héroïsme, on n'a pas loupé le père Fouras pour rien.
     
    22h15. ArnoH s'avance, la découverte du soir. Notre invité nouveau. S'acoquinant à Guillaume et Manu, les voilà qui entonnent deux reprises d'inconnus au bataillon, Perfect Day d'un énigmatique Lou Ride (certainement un mec du coin vu le nom...) et Lucky d'un p'tit groupe qui débute (Radiobed je crois, un truc pour aller se coucher, ça casse pas trois pattes à un canard, ne passera jamais sur les ondes si vous voulez mon avis, mais c'était bien sympa tout de même). Jason Feugray révise ses gammes avec eux, joli quatuor improvisé de milieu de soirée.
     

    collage 5.jpg

     
    22h30. La place est laissée libre à H comme ArnoH donc (guitare/voix), sans Guillaume qui lâche enfin la scène (une sacrée sangsue celui-là), accompagné de Manu (Emmanuel Dufayet) au cajon (la princesse aux doigts de fée pour ceux qui suivent).
     
    Répertoire sensible, contenu, intimiste et profond, les deux hommes nous entrainent dans une poésie intestine, touchante, presque autistique.
    20046569_660899424098840_8592635109846893385_n.jpg
    Invitation au voyage intérieur avec ce loustic aux chausses couleur émail et au chapeau noir, on sent un feu couver en lui. Version perso d'Hôtel Particulier (Gainsbourg) et compositions arrangées pour l'occasion, adaptées au format acoustique, baptême réussi pour le groupe habituellement orienté rock.
     
    23h00. A nous, Bleu Nuit, ivres de joie et de liquide. (Frères Feugray)
    Jason Feugray, groupe bleu nuit, folk, rouen, chanson françaiseOn fait les gugusses, on joue les rigolos, Michel Leeb et Roland Magdane se retournent dans leurs tombes, que voulez-vous, faut pas nous laisser un micro. Claquettes et salsa, la routine, pour l'apparente crispation des zygomatiques à l'entour. On prend de plus en plus nos aises, de risques et de plaisir en scène à mesure que l'affluence augmente. Merci aux présents, salle remplie, chaises ajoutées et ambiance de cabaret au Gibier.
     
    Comme les bonnes soirées n'en finissent jamais, sous l'impulsion du public, un dernier bœuf a lieu, impro totale, tous ensemble autour de Vincent Blanchard (du groupe Joad) curieux de notre petite communauté naissante, monté sur scène pour l'occasion (et très discret sur cette photo).

    Groupe Bleu Nuit, Feugray, Guillaume Altamira, H comme Arnoh, Vincent Blanchard.

    Rendez-vous est pris avec ce spécialiste de la folk music pour une Saturnight Folk Revue à la rentrée prochaine (des colloques historiques sur la musique enrichis d'invités dans cette veine). On s'est promis des trucs, autour d'un verre. On ne sait jamais où s'envolent les paroles, mais ce qu'on sait, c'est qu'on a envie que nos petites soirées en entrainent d'autres, et jusqu'à lors, elles rebondissent chaque fois sur des rencontres et événements à venir. Ca nous sied sacrément et nous enthousiasme les poils des bras.Bleu Nuit Feugray
     
    Désolé pour la longueur du billet, il y a eu tant. On vous laisse, épuisés mais vivants, on a le replay de Fort Boyard à zieuter, parce que tout de même, faut pas déconner avec les bonnes choses...

    Bleu Nuit.
     
    Répertoire : 01. Prendre le large / 02. On murmure dans la foule / 03 . On part à l'aveugle / 04. Si seul(s) / 05. Pourvu qu'on ne lâche rien / 06. L'amour selon Goémon / 07. Faudra bien que ça tienne / 08. L'arme des marmots / 09. Grain de sable / 10. Ballade / 11. Jusqu'au bout / 12. Perfect Day (Lou Reed) en collectif.
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    Merci à nos groupies rares et précieuses, Emilie et Sylvie en tête, qui n'ont pas loupé un concert depuis le lancement du projet, chauffent la salle, ramènent du monde et se collent aux photos avec brio !
     
    ©rédits photos : Jason Feugray, Emilie Gerbron et Charl Lye (pour la photographie collective).
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    Groupe Bleu Nuit, Jason Feugray, Mickael Feugray, Gibier de Potence, Guillaume Altamira, 2017.

    Samedi 24 Juin 2017, 21h30.

    Soirée folk française à la rhumerie du Gibier de Potence.

    19h00. Le tavernier se réveille à peine, la voix est grave, les cheveux en bataille. La devanture du Gibier fait montre de bien des impacts, brisée sur plusieurs mètres, nombreuses furent les attaques, le bar pirate tient ses promesses, l'accueil en dit long sur les déboires passés.
    La soirée qu'on a prévu d'orchestrer s'annonce plus intimiste et feutrée. On ne devrait pas trop faire de vagues. On installe notre matériel pour un test de sono perso, autonomes pour la première fois. On n'est pas déçus. Un rendu fidèle et chaud, qui laisse passer nos élans sans les trahir. Le tour de chant ne fait que commencer...collage.jpg

    21h30. Guillaume Altamira a accepté notre invitation à partager la scène du soir. Des textes fins derrière une folk fouillée, rythmée et riche, la technicité de ce professeur de musique se goûte sans saturation. Les présents sont conquis, au point de l'accompagner des mains et des cordes vocales. Un sacré bon moment pour une belle découverte.

    Groupe Bleu Nuit,Feugray, Guillaume Altamira.Niveau chant, Guillaume use de graves qui rappellent tantôt Romain Humeau du groupe Eiffel, tantôt Axel Bauer (des références appréciables) sans jamais avoiner, en retenue, avec précision, en contraste avec des aigus très doux, plus fragiles, soutenus par des mélodies chaque fois ciselées.

    Un artiste humble et varié qu'on vous proposera de découvrir lors de prochaines dates, tant le gaillard nous a botté. On remet ça très vite ensemble.

     

    22h30. Premier filage complet pour notre répertoire. On inaugure des créations toutes fraîches, autour d'anciennes ritournelles de nos formations précédentes (Asphalte, Kaël). On réadapte tout en duo, réarrange en version acoustique, une aventure plaisante et nouvelle.

    Groupe Bleu Nuit, Jason Feugray, Mickael Feugray, Gibier de Potence, 2017.Un parterre d'amis médecins, d'amis non médecins, d'amis malades, d'ennemis bien portants, l'inoxydable Julien de la radio TRL, nos proches, le leader du groupe H comme ArnoH pour un rapprochement futur, quelques habitués curieux, on est gentiment soutenu.

    Une heure et demie de plantes et de planteur, l'intention est là. On s'exprime. On exulte. On ne va pas le cacher, on a pris un plaisir dingue, et l'impression que ça se sent, se transmet, s'inocule.

    Bleu Nuit s'acoquine aux heures nocturnes... en serez-vous ?

    Bleu Nuit.

    Répertoire : 01. Prendre le large / 02. Le petit chaperon noir / 03. On murmure dans la foule / 04 . Pourvu qu'on ne lâche rien / 05 . Faudra bien que ça tienne / 06. J'ai hâte de fuir / 07. Ca nous change de la rouille / 08. J'ai des doutes / 09. Jusqu'au bout / 10. Si seul(s) / 11. L'arme des marmots / 12. L'amour selon Goémon / 13. On part à l'aveugle / 14. Pour une hypothèse / 15. Grain de sable / 16. Ballade / 17. Le champ des possible / 18. Verres de rage / 19. Ailleurs

    Groupe Bleu Nuit, Jason Feugray, Mickael Feugray, Gibier de Potence, 2017.

     

    ©rédits photos : Aline Lemercier, Jason Feugray & Emilie Gerbron.

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    Groupe Bleu Nuit, fête de la musique, Bouh, Mickaël Feugray, Jason Feugray, Berville-sur-seine.

     Mercredi 21 juin 2017.

     On nous avait promis du rêve, on en a eu !
     
     Première inoubliable pour Bleu Nuit en compagnie de l'excellent Bouh. Faut dire qu'on était soutenu par une radio normande qui tourne à 9000 auditeurs par jour, des fidèles qui se sont déplacés en masse pour découvrir la programmation underground de TRL, et même pas un appareil photo pour immortaliser la cohue.
     
     Berville-sur-Seine, 500 habitants, 5000 extérieurs pour une place noire de monde ! Une ambiance de festival sous un soleil Corse. On sèche aussi vite qu'on ne sue. Une foule autant urbaine que bucolique, un parfum de mixité sociale, de bonhommie, d'échange et de découverte. De quoi se faire de nouveaux meilleurs amis d'enfance.
     
     18h15. Groupe Bleu Nuit, Jason Feugray, fête de la musique 2017.On arrive. Accueil, générosité, biscottes. On nous attribue une tireuse à bière par personne. Un chef étoilé pour le repas du soir, on a vu pire pour la collation. Même pas besoin de faire les balances, elles avaient été faites avant. Pas même besoin de sonorisateur, l'acoustique de la place est ainsi étudiée pour choyer nos instruments.
     
     19h30. Programmation aux p'tits oignons avec l'ensemble de l'école de Berville-sur-Seine en ouverture. Une demi-heure de standards de la chanson française, de grands textes pour de grandes ambitions. "Chaud chocolat" nous restera un sommet de perfection et il fallait son lot de testostérone pour ne pas laisser une larme s'échapper. Des voix déjà maîtrisées malgré l'âge de la jeunesse locale : la relève est assurée. On leur laissera à coups sûrs la tête d'affiche l'an prochain.
     
     20h00. Bleu Nuit entre en piste sous des applaudissements plus que fournis. La promo a été telle qu'on est réellement attendus, un chouïa de pression pour notre première, c'est pas plus mal. Ambiance de dingue, le public - déjà au fait de nos morceaux - entonnait nos paroles. On avait prévu une heure de répertoire, on en fera finalement trois, tant les rappels furent nombreux. Merci à tous les présents, ce fut un vrai spectacle, sur scène et au devant. Jamais vu ça : certains prenaient des notes pendant nos chansons, une conférence et une étude de textes devant être organisée dans la semaine. Danses, olas, petites culottes, on a tout eu. Une belle énergie pour nous pousser à donner le meilleur de nous, le tout retransmis en direct sur les ondes et Al Jazeera TV. On en frémit encore...
     
    23h00. Groupe Bleu Nuit, Mickaël Feugray, fête de la musique 2017.Notre comparse Bouh branche la guitare et c'est parti pour 6 heures de régalade. Le type en vaut 8 ! Un groupe à lui seul, pour le bonheur de l'assemblée. A tel point qu'il faudra une deuxième sono, en fond de place, pour couvrir l'enthousiasme de la foule. S'il y avait des déçus, ils étaient bien cachés. Ça a sauté de toute part, couru en tous sens. Bouh n'était pas en reste, voguant comme il le pouvait entre les lignes serrées des spectateurs. Le Hell Fest n'a qu'à bien se tenir, la sixième heure fut la plus folle, le public montant non stop sur scène pour s'élancer en un millier de slams de tout âge.
     
     Berville, ma belle, tu resteras dans nos cœurs. On s'est senti portés comme rarement. Jamais nous n'oublierons ces visages rougis. Jamais non plus ton odeur éthylique, ton charme rustique, et ton accueil, ah ton accueil... Et si c'était ça, la joie simple ?
     
    Bleu Nuit.
     

    Groupe Bleu Nuit, Bouh, Mickaël Feugray, Jason Feugray, fête de la musique 2017.

    ©rédits photos : Jazz, Tételle & selfie de Bouh.

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    La roue tourne, j'ai mal / Je pleure, je crache, je crie de rage / Je mâte le macadam / Encore loupé un virage / La roue tourne, j'ai mal / La roue tourne, j'ai mal / Résister / Comme un rejet de la loi du genre / Pas de dés pipés / Faîtes vos jeux, faîtes vos jeux, faîtes vos jeux / Indomptable comme un lion en cage / Qui se laisserait dépérir, dépérir, dépérir, dépérir / La roue tourne, j'ai mal / Je pleure, je crache, je crie de rage / Je mâte le macadam / Encore loupé un virage
    La roue tourne, j'ai mal / Je pleure, je crache, je crie de rage / Je mâte le macadam / Encore loupé un virage / Encore loupé / Bois mes larmes / Je fuis / Bois mes larmes / Ma pluie / Et j'en saigne de partout / Professeur à quatre sous / Terrer la violence / Terrer la violence / Terrer la vie, oh... / Elle est l'arme des marmots / Faîtes l'amour / Faîtes l'A (Choeurs, paroles & musique : Mickaël Feugray) (Chant & guitare : Jason Feugray)

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    Groupe Bleu Nuit, Jason Feugray, Mickael Feugray, radio TRL.

    Mercredi 7 juin 2017, 20h00.

    Prenez une campagne normande. Ajoutez-lui une pincée de vaches laitières, une cuillérée de poules aux œufs d'Eure, une lichée de biquettes et touillez. Saupoudrez d'un agriculteur ou deux, arrosez le tout d'un p'tit bar qui fait l'angle, voici un peu le décor qui nous attendait à Ymare, fief de la radio TRL (Ta Radio Libre).
     
    On ne se doutait pas que ce serait un village mignon tout plein.
    On ne se doutait pas que les autochtones seraient tous plein.
    On ne se doutait pas que là-bas, la bière était une philosophie.
     
    Bizarrement, ça ne nous a pas déplu.
     
    Groupe Bleu Nuit, Mickael Feugray, radio TRL.C'est dans ces terres étranges qu'on est tombé sur Julien et Emmanuel, deux animateurs comme on n'en fait plus, mi-hommes, mi-revendeurs-de-produits-illicites... ah bah non, en fait, des animateurs radio pur jus, comme on les craint. L'un parle du nez, l'autre de hard-rock, les deux aiment la déconne et les jeux de mots pourris, on est fait pour s'entendre.
     
    Groupe Bleu Nuit, Jason Feugray, radio TRL.On nous a promis une radio libre, on nous a pas menti. En libre service sur le houblon et les phrases sans chute, on a vécu deux heures d'antenne en impro dans l'émission Tremplin Normand. Deux heures de grand n'importe quoi, dont on est sortis non seulement vivants, mais aussi morts de rire par la touche facétieuse de nos deux lascars. On n'est pas sûr du résultat, mais on s'est bien poilé. Merci les gars.
     
    Groupe Bleu Nuit, Jason Feugray, Mickael Feugray, radio TRL.On les retrouvera d'ailleurs derrière la sono le 21 juin pour la fête de la musique à Berville-sur-Seine, où ils nous ont conviés pour animer un autre village folklorique en compagnie de l'artiste Bouh. On en redemande déjà !

    Bleu Nuit.

    TRL - www.tlr-radio.fr.
    maradiotrl@orange.fr
    02.35.91.52.74

    Morceaux choisis :

     

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    Encore un instant suspendu et fragile / Le sentiment glaçant d'être en dehors du monde / D'observer les vivants, les pensées vagabondes / Sans pouvoir rugir, rugir / Car ce n'est pas le moment, il faut raison garder / Faut se serrer les coudes, rester bien à côté / Attendre que ça passe, faire montre de patience / Et espérer / Et l'on sort en terrasse, on prend son café froid / Peu importe - dégueulasse - ni le goût ni l'endroit / Il faut tenir ensemble pour que tienne la vie / Il faut s'unir un peu, juste pour passer la nuit
    C'est la crainte du verdict, l'examen raturé / C'est l'hôpital qui joue à l'hôtel, au foyer / C'est l'attentat sauvage, c'est la veille d'un charnier / C'est le fil qui lâche, c'est la fin du merdier / Mais souris-moi encore / Comme si t'acceptais le sort / Ce qui n'achève pas revigore / Souris-moi encore / Jusqu'au bout / On ne renonce pas / On montre les dents / On s'accroche aux combats / Même perdus d'avance / Nous, on croit aux moulins / Nous, on veut en découdre / Nous, on se croit malin / On ira jusqu'au bout / Quitte à perdre nos rêves / A donner dans les grèves / N'attends pas qu'l'un d'nous crève / Pour que l'on se soulève / Jusqu'au bout du chemin / On n'se résigne en rien / Jusqu'au bout de nos forces / On ira jusqu'au bout (Paroles & musique : Mickaël Feugray)

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